Alopécie et résilience

Ou comment l’alopécie peut nous révéler à nous-mêmes

Ce billet, je l'écris en pensant à toutes les femmes qui comme moi ont subi ou subissent l'alopécie, toutes celles qui comme moi à l'époque pensent qu'il n'y a pas de solution et que jamais elles ne s'en remettront...

Dans mon cas, tout avait commencé par une pelade de tout le côté gauche de la tête, signe avant-coureur de la polyarthrite rhumatoïde que je découvrirais plus tard. Je suis passée par de nombreuses phases. Mais la vie a fini par reprendre ses droits, comme je le souhaite pour vous, de tout cœur.

Mai's Secrets Article alopécie comment surmonter la perte de cheveux

La perte des cheveux… et de la confiance en soi 

Il y a d’abord le choc de la perte de cheveux, le refus de ce qui nous arrive, la colère. Puis viennent la perte de confiance en soi, et parfois la honte et même la dépression… Nous pleurons, passons nos soirées dans la salle de bain, à essayer des lotions et des remèdes de grand-mères sans effets. Nous nous réprimandons, "si tu n'étais pas si stressée ça ne serait pas arrivé", "Et si seulement tu avais consulté à temps, tu aurais limité la casse"... Pendant des semaines et des mois nous luttons, culpabilisons, baissons les bras, espérons...

Le temps passe, lentement et sans que nous en ayons vraiment conscience, une nouvelle phase s'entrouvre. Nous nous résignons… La perte de cheveux est là, nous n'y pouvons plus rien. Notre instinct de survie nous commande de nous adapter à cette réalité. Imperceptiblement, notre regard sur nous-mêmes et sur le monde change…

L'épreuve, et la rencontre de nous-mêmes 

La perte de cheveux nous rend jour après jour plus ingénieuses parce qu'elle nous force à sortir de notre zone de confort, à chercher et trouver des solutions. Plus empathiques et tolérantes parce que lors de nos recherches nous découvrons d'autres maladies, auto immunes on non, et nous comprenons ce que ça implique pour les personnes qui les subissent. Nous devenons plus tolérantes envers nous-mêmes, plus à l'écoute de notre corps et de nos émotions. Et nous nous rendons finalement compte que nous sommes bien plus fortes que ce que nous pensions. Nous avons surmonté cette épreuve. Notre monde ne s'est pas écroulé.  Oh certes, ça n'est pas rose tous les jours, mais nous sommes là, bien vivantes !

Sur ce chemin, nous faisons une rencontre, avec nous-mêmes, notre vrai moi, celles que nous sommes vraiment. Nues, sans cheveux, sans artifices. Et cette personne nous parle, doucement, tendrement. Elle réussit peu à peu à nous rassurer, en nous disant que nous sommes belles, que derrière les apparences nous n'avons pas changé, et que bien au contraire nous nous sommes améliorées pour devenir une meilleure version de nous-mêmes. 

Chercher une perruque comme on cherche une belle robe 

Belles et sensibles, plus fortes, nous nous aimons, à nouveau. La vie reprend peu à peu ses couleurs et sa saveur. Nous avons décidons de porter une perruque, de la chercher comme on chercherait une belle robe, en voyant les choses du bon côté, avec un petit sourire à nous-mêmes. En caressant ce crâne chauve avec tendresse, nous avons enfin fait le deuil de ces cheveux qui ne reviendront pas. Nous nous sentons libres et plus fortes qu’avant. La maladie et le port de la perruque nous change parfois profondément. Bien souvent en mieux.

Mai's Secrets Article alopécie une perruque pour retrouver le sourire

Nous nous acceptons enfin telles que nous sommes. Car la personne dont l'avis et le regard comptent le plus, c'est nous. 

Voilà mon histoire, notre histoire…

Quelque que soit le stade où vous en êtes aujourd'hui, vous cheminerez ainsi pendant quelques mois ou années, et vous y arriverez. Nous avons toutes en nous une capacité d'adaptation phénoménale et une force intérieure insoupçonnée. Et puis oui c’est vrai ce qui ne nous tue pas nous rend plus fortes, bien plus fortes !

N'hésitez pas à partager votre ressenti et votre vécu en commentaire, et si vous le souhaitez envoyez-nous un mail pour que nous organisions une interview !

Je vous envoie plein de bonnes ondes !

Maï 

 

2 commentaires

Chère Clémence. Ce moment viendra c’est juste une question de temps. Pour un effet naturel, la perruque doit être adaptée à votre crâne, mais aussi à votre visage et votre style. Et sans trop de trop de cheveux :-) Merci pour votre commentaire. Je vous envoie plein de force et de chaleur !

Maï 29 septembre 2019

Woaou je me reconnais dans ce billet , exactement les mêmes ressentis
Mais je ne suis pas encore prête à passé le cap les perruques peur que cela donne l’air “fausses”.
J’en ai achetés mais je trouve toujours des défauts et me donne l’impression que ce n’est pas moi
Bravo pour votre courage, se dire qu’il a d’autres femmes qui vivent les mêmes soucis et voir qu’elles s’en sortent me rassure énormément. BISES

Clémence 29 septembre 2019

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